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Brûlage des déchets verts interdit

Pollution atmosphérique : interdiction de brûler des déchets verts
(et les bons gestes à suivre)

Augmentation des concentrations de particules fines dans l’air en PACA
Depuis le début du confinement, on observe une baisse importante des oxydes d’azote (NOx), marqueur du trafic routier, mais il n’en est pas de même pour les concentrations de particules fines (PM) qui ont doublé en PACA. Cette augmentation est liée en grande partie à la combustion de bois. Cela pourrait s’expliquer par le confinement qui oblige les populations à passer davantage de temps chez eux et à se chauffer plus. Par ailleurs, la pratique du brûlage des déchets verts semble s’être renforcée, bien que ce soit interdit, notamment depuis que la quasi-totalité des déchetteries de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur a fermé.

RAPPEL : 
Il est interdit de brûler ses déchets verts et la situation de crise sanitaire actuelle doit renforcer le suivi de cette règle.
L’article 131-13 du code pénal précise le montant de la contravention selon sa classe. Il s’agit généralement d’une contravention de classe 3, d’un montant de 450 €. Toutefois, certains arrêtés préfectoraux, comme celui du Vaucluse, peut classer l’infraction en classe 4, soit à 750 euros. Au-delà des troubles de voisinage, les brûlages de déchets verts ont des conséquences sur la santé. L’on sait que l’exposition chronique aux particules, même à des concentrations modérées, a un réel impact sanitaire. Cet impact est renforcé lors d’épisodes de pollution.

La pollution augmente le risque de maladies respiratoires
« Le lien entre pollution atmosphérique par les particules et morbidité ou mortalité d’origine respiratoire est bien documenté. Lorsque la pollution est plus élevée, le nombre de personnes malades (morbidité) et la mortalité associée à telle ou telle maladie augmentent. En effet, du fait de ses effets oxydants et irritants, l’exposition chronique à un air ambiant chargé en particules fragilise notre appareil respiratoire et notre système immunitaire et peut, selon notre état de santé, nous rendre plus vulnérable aux agents infectieux. Il est donc essentiel de protéger les personnes vulnérables », précise Muriel Andrieu-Semmel, Responsable régionale du département santé environnement ARS
PACA. Selon une étude de Santé Publique France (SPF 2016), 4500 décès par an sont liés à la pollution par les particules en région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur chaque année. Compte tenu du contexte actuel, la lutte contre ces pollutions est d’autant plus importante.

Tous agir pour réduire la présence de particules dans l’air
Il existe de nombreuses alternatives au brûlage des déchets de nos jardins. Pour les déchets organiques, de tonte ou d’entretien, le paillage et le compostage présentent de réels avantages et sont faciles à mettre en œuvre. Il est conseillé de pailler les feuilles mortes ou les herbes fraiches, de déposer les végétaux dans un composteur afin de protéger notre sol, d’améliorer sa fertilité et d’éviter l’achat d’engrais et de terreaux. Pour les populations ne disposant pas de composteur, il est préconisé d’attendre la réouverture des déchetteries en stockant ses végétaux dans un endroit dédié dans son jardin.

AtmoSud peut vous accompagner pour lutter contre le brûlage des déchets verts et propose des articles en ligne et des ressources associées pour informer, sensibiliser et détailler les solutions alternatives au brûlage : https://www.atmosud.org/article/mes-dechets-verts