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15 août - 72 ème anniversaire du débarquement en Provence

Lundi 15 août 2016 toute la journée, Cogolin a célébré le 72 ème anniversaire du débarquement en Provence.

Monsieur Le Maire, Monsieur Bocaletti, secrétaire départemental FN du Var, de nombreux élus, des officiers, des vétérans, les chefs de la Police Municipale, les membres du comité d’entente, les sapeurs-pompiers de Cogolin-Grimaud et les Cogolinois se sont réunis pour commémorer ce jour. L’après-midi, l’exposition de véhicules militaires d’époque s’est clôturée sur un défilé en ville, avec des figurants habillés à la mode des années 40.

Le discours du Maire 

Mesdames et Messieurs les élus,
Messieurs les Officiers,
Monsieur les Chef de la Police Municipale,
Monsieur le Président du Comité d’Entente,
Mesdames, Messieurs les Présidents d’Associations,

Chères, Cogolinoises, Chers Cogolinois,

En ce jour commémorant le 72ème anniversaire du débarquement en Provence, nous devons nous recueillir, nous souvenir et honorer ces combattants de la Liberté.
Mais le débarquement en lui-même ne doit pas occulter le fait majeur que constituait l’alliance des nations face aux forces de l’axe.

Car ne nous y trompons pas, sans les Américains, les Anglais, les Canadiens, les Australiens, les Néozélandais, et les Africains du Sud, les Népalais, les Polonais, les Norvégiens, les Danois, les Belges, les Néerlandais, les Grecs, les Yougoslaves, les Soviétiques et bien sur les Français libres, jamais notre pays n’aurait retrouvé sa liberté.
On doit tirer beaucoup d’enseignements de cette coalition.

Tout d’abord que la liberté est la motivation des peuples la plus forte qu’il soit, qu’il y a forcément sur cette planète plus de bien que de mal, même si ce dernier, sous des formes renouvelées, ne cesse de renaître de ses cendres;

Qu’ensemble on est toujours plus fort et que face à un danger mortel, les différences s’estompent et l’addition des forces positives sont irrésistibles.

On peut raisonnablement fonder l’espoir que les grands conflits mondiaux sont révolus, sans pour autant abandonner notre vigilance au confort de notre société moderne.

En revanche, il est désormais évident que sous de nouvelles formes et avec des moyens différents, nos libertés sont, de nouveau, attaquées.

Les motivations profondes de nos assaillants ont peu changées, il s’agit d’imposer une domination par la force à tous ceux qui ont comme modèle, le respect de la personne et les droits fondamentaux à la liberté et à l’égalité.

Aujourd’hui, comme hier, nous devons réagir en conséquence.

Nous devons nous allier, nous devons répondre et pourchasser partout où il se trouve, le mal.

Nous devons cesser de nous retrancher car nous savons bien que notre modèle de société, basé sur l’individu et ses droits, ne répond pas aux formes de terrorisme dont nous sommes victimes.

Bien sûr que nous pleurons nos morts, bien sûr que nous compatissons aux douleurs des familles, mais croyez-vous vraiment que cela réponde aux défis de ces fanatiques fondamentalistes.

On ne peut réécrire l’histoire, mais tout le monde aujourd’hui s’accorde à dire qu’une démonstration de force plutôt que la conférence de Munich, aurait évité, peut-être, des millions de morts, mais comment imaginer que le gouvernement socialiste de Dalladier ait pu imposer autre chose que sa faiblesse face à l’agressivité et au militarisme affichés d’un Hitler.

Il nous est difficile, très difficile même, d’envisager notre société autrement que ce qu’elle est.

Pourtant, sur cette planète, il y a d’autres organisations qui défendent d’autres conceptions.

Nous avons payé très cher le droit de continuer, sur notre territoire, à vivre selon des règles librement acceptées.

Allons-nous, laisser quelques barbares tenter d’imposer la terreur, sur notre sol ?

Allons-nous prendre les mesures que nous savons nécessaires?

Les grands discours peuvent avoir des vertus galvanisatrices, mais nous savons bien que les mots seuls, ne peuvent rien.

Il n’y a qu’un poète pour penser qu’une chanson est plus forte qu’un canon.

Si nous sommes en guerre comme tous nos politiques le clament, alors faisons la guerre, réorientons nos moyens sur cet objectif.

Formons une coalition la plus large possible pour éradiquer ce fléau, arrêtons de considérer un tel ou un tel comme indigne de participer à ce combat.

Allez demander aux familles des victimes innocentes ce qu’elles en pensent.

Arrêtons les grands discours, les grandes messes, la chasse aux points de popularité dans les sondages.

Arrêtons enfin de penser que ceux qui sont la cause peuvent aussi être la solution. Jamais une Marche ne pourra teinter de blanc, le rouge du sang de nos victimes qui ruisselle dans nos rues.

Taisons-nous et agissons.

Vous me direz qu’il y a un paradoxe et réclamer l’action dans un discours, mais il faut bien que des voix différentes se fassent entendre.

Laissez-moi vous citer la plus célèbre phrase de Jean Paul II à ses concitoyens Polonais, parole papale qui fit vaciller le mur de Berlin et tout le bloc de l’Est : «  N’ayez pas peur ! »

Jean Paul II n’a pas dit « N’aie pas peur », mais « N’ayez pas peur ». Il s’est adressé à la collectivité, à la communauté catholique et chrétienne. Il leur a dit soyez unis, soyez solidaires et vous serez forts ensemble. Il ne leur a pas dit qu’il n’y avait rien à craindre, il leur a dit de ne pas avoir peur car cette peur inhibe, aveugle,  tétanise, cette peur isole, donne un pouvoir psychologique à l’agresseur, inverse le système de valeur.

Nous ne vivons plus sous le joug fasciste ou sous la menace communiste grâce aux sacrifices d’hommes courageux grâce à une intelligence mise au service du bien, grâce aux efforts de millions d’anonymes.

Le contexte et les situations que nous vivons sont sans commune mesure et sans proportion avec ce qu’ont vécu nos parents et leurs parents avant mais aujourd’hui comme hier nous devons faire preuve de détermination, d’engagement au service de la défense de nos racines et de courage face aux épreuves.

Mes chers compatriotes,  mes chers amis, n’ayons pas peur. Pour honorer nos anciens, pour commémorer leur sacrifice, pour préserver notre société et surtout pour défendre notre héritage et l’avenir de nos enfants.

Vive la République,

Vive la France

Marc Etienne Lansade.